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Les cinq leçons apprises sur le scrutin en Afrique du Sud

Un militant du parti au pouvoir exhibe un tissu avec la photo du président Ramaphosa. Copyright de l’image AFP
Image caption Un militant du parti au pouvoir exhibe un tissu avec la photo du président Ramaphosa.

La baisse du taux de participation et les scores importants des partis marginaux aux deux extrémités du spectre politique sont sans aucun doute des signes de la maturité de la démocratie sud-africaine, mais ils pourraient également être vus comme la preuve d'une société plus divisée. Avec presque tous les votes enregistrés, l'ANC au pouvoir devrait boiter avec une majorité réduite, mais des défis difficiles s'annoncent à l'horizon.

1 : L'ANC a perdu du terrain - mais fait la fête

Nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi le Congrès national africain (ANC) au pouvoir est heureux après avoir enregistré sa pire performance depuis la fin du règne de la minorité blanche en 1994 - 57% des voix.

C'est la première fois que le parti qui dirige l'Afrique du Sud depuis 1994 remporte moins de 60 % des voix, mais pour une organisation extrêmement divisée, criblée de corruption et qui a connu une décennie de leadership léthargique, ce résultat est considéré comme un coup de pouce pour son nouveau dirigeant Cyril Ramaphosa.

Image caption Les résultats des élections en Afrique du Sud.

Pour beaucoup de gens, c'est la dernière chance de l'ANC de se racheter.

M. Ramaphosa a pris la tête du parti en décembre 2017, après que l'ANC eut limogé Jacob Zuma, impliqué dans des allégations de corruption, qu'il nie.

L'un de ses principaux membres, Fikile Mbalula, a déclaré que la part des voix du parti "aurait probablement chuté à 40%" si son leadership n'avait pas changé.

Mais l'ANC ne devrait pas fêter ça trop tôt.

Le peuple sud-africain a peut-être donné à l'ANC le mandat de diriger, mais il n'est pas inconditionnel.

La dernière décennie a porté atteinte à la réputation du parti et a aliéné des millions de Sud-Africains qui attendent désespérément que leur situation s'améliore, et qui avaient fait confiance à l'ANC pour le faire, mais leur situation a empiré.

La croissance a été lente ici, des millions de personnes sont au chômage et la société reste extrêmement inégale.

M. Ramaphosa commence à présent à jongler avec la tâche difficile de rétablir la confiance dans son gouvernement et, plus important encore, de tenir sa promesse de lutter contre la corruption.

L'ANC a été accusé de faire passer sa propre survie avant les intérêts du pays. La manière dont M. Ramaphosa choisit son cabinet sera la première indication pour montrer que cela a changé.

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