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En Algérie, l’armée ‘exige’ le départ du président Bouteflika

Algérie Copyright de l’image Getty Images
Image caption L’armée estime « être en phase » avec le peuple

Le chef d’état-major de l’armée algérienne a exigé que le président Abdelaziz Bouteflika soit déclaré inapte à gouverner après des semaines de manifestations contre lui dans le pays.

« Nous devons trouver un moyen de sortir immédiatement de cette crise, dans le cadre constitutionnel », a déclaré le général Ahmed Gaed Salah dans un discours à la télévision.

Le président a déjà accepté de ne pas se présenter pour un cinquième mandat aux prochaines élections, qui ont été retardées.

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Mais les manifestants l’accusent de mettre en place un stratagème pour prolonger son « règne » de 20 ans.

Des pourparlers ont été engagés pour négocier l’avenir politique de l’Algérie. Ils seront menés par Lakhdar Brahimi, ancien diplomate de l’ONU.

Les manifestations ont commencé il y a plus d’un mois lorsque le président de 82 ans a déclaré qu’il avait l’intention de briguer un nouveau mandat.

Mais les populations ont continué les mouvements de protestations contre lui, même après qu’il a accepté de ne pas se présenter; les manifestants exigent plutôt un changement dans l’immédiat.

Le lieutenant-général Gaed Salah a déjà dit que les militaires et le peuple avaient une vision commune de l’avenir, faisant allusion au soutien des forces armées aux manifestants.

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Qu’a dit le chef de l’armée ?

Dans son allocution diffusée sur la chaîne publique 3, le chef d’état-major et vice-ministre de la défense a déclaré que la Constitution était « la seule garantie de préserver une situation politique stable ».

Il a appelé à l’utilisation de l’article 102, qui permet au Conseil constitutionnel de l’Algérie de déclarer le poste de président vacant si le dirigeant n’est pas apte à gouverner.

« Cette solution fait l’objet d’un consensus et doit être acceptée par tous », a déclaré le lieutenant-général Gaed Salah sous les applaudissements des officiers qui ont suivi le discours.

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« Le mouvement de protestation en Algérie est historique à plusieurs égards »
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