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Au Burundi les gens naissent, et ils n’ont jamais existé (Nicolas Ndayishimiye)

Au Burundi, les personnes naissent et disparaissent sans laisser des traces. Pour éviter ce «scandale de l’invisibilité», le gouvernement du Burundi compte informatiser son système d’état civil.

Lors d’un café Statistique tenu le 3 novembre dernier, Nicolas Ndayishimiye, DG de l’ISTEEBU, s’étonne des gens qui vivent sans être enregistrés. Selon lui, le manque de sensibilisation serait l’un des défis bloquant les gens à se faire enregistrer à l’état civil.

« Il est illogique qu’une personne naisse sur une localité et ne soit enregistrée nulle part », regrette-t-il.

M. Ndayishimiye appuie son avis par le fait que l’histoire nous apprend sur l’existence de plusieurs personnes. Cependant, elles ne sont nulle part reconnues par leurs faits à l’état civil.

« Ces gens que je parle, se sont mariés et ont donné naissance à des enfants qui n’ont pas été aussi enregistrés », conclut Ndayishimiye.

Quelles en sont les conséquences ?

Tout développement est basé sur les données chiffrées. Pour Nicolas Ndayishimiye, l’absence des données statistiques de référence ou sur l’évolution des faits de l’état civil constitue un obstacle au programme du développement.

M. Ndayishimiye a expliqué l’objectif de cette réunion du 3 novembre.

« L’objectif de cette réunion est de permettre aux décideurs de mieux comprendre l’importance et le rôle des statistiques. Et surtout dans l’orientation de prise de décision et comme base et fondement de l’identité juridique de tout Burundais », explique-il.

Que faut-il faire ?

Une forte sensibilisation est nécessaire afin que les gens comprennent que l’enregistrement est leur droit. Être enregistré dès la naissance, le décès et à l’état civil est un droit.

Les acteurs clefs

Le DG de l’ISTEEBU interpelle les Ministères de l’Intérieur, de la sécurité Publique et du développement communautaire ; de la santé Publique et de la lutte contre le Sida ; SSN, et son institution à assurer la mission statistique. Entre autres, collecter, traiter, analyser, produire, publier, centraliser, diffuser, sécuriser et archiver des données statistiques fiables.

Tous les domaines de la vie de la nation burundaise et de bonne qualité qui soient nécessaires et indispensables pour orienter le développement de notre pays basé sur des prises de décisions éclairées.

Ces activités sont organisées dans le sens de la célébration de la 3ème journée mondiale de la statistique célébrée le 20 octobre de chaque année. Le thème pour cette année est « Connecter le monde avec des données auxquelles nous pouvons avoir confiance ». Elle sera clôturée le 20 de ce mois de novembre 2020 par la commémoration de la journée africaine de la statistique. Avec comme thème : « Moderniser les systèmes statistiques nationaux pour fournir des données et des statistiques en vue de soutenir la paix et le développement durables en Afrique ».

Par Freddy bin Sengi

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