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À l'approche de l'Aïd al-Adha, les Tunisiens font face à une hausse des prix qui impacte leurs traditions festives.

À Tunis, les marchés sont animés en cette période de préparation pour l'Aïd al-Adha, mais une ombre plane sur les festivités : l'inflation. Selon RFI, les Tunisiens constatent une augmentation significative des prix, rendant difficile la célébration traditionnelle de cette fête religieuse.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Les prix du prêt-à-porter ont grimpé entre 15 et 20 %, selon des commerçants interrogés sur place. Une mère de famille témoigne : "Je vais aux souks, car je peux m'acheter du beau tissu pour trois fois moins cher qu'en magasin. Je préfère coudre moi-même mes vêtements ainsi que ceux de mes enfants." Ce choix témoigne d'une volonté d'adapter les dépenses à un budget devenu serré.
La viande, un incontournable des célébrations, est également touchée par cette inflation. Ibrahim Ben Salah, boucher près du marché central de Tunis, indique que ses clients réduisent leurs achats. "Je suis le dernier dans la chaîne ; si mon client achète moins cher ou en plus petite quantité auprès du producteur à la campagne, cela a un impact direct sur moi", explique-t-il.
Cette situation économique difficile s'inscrit dans un contexte plus large de crise dans ce pays. En Tunisie le chômage frôle aujourd'hui les 18 %, affectant surtout les jeunes diplômés qui peinent à trouver un emploi stable. L'inflation galopante ne fait qu'aggraver le quotidien des Tunisiens, qui voient leur pouvoir d'achat diminuer.
Les autorités tunisiennes tentent de répondre à cette crise par divers ajustements économiques. D'après une dépêche d'Al Jazeera, la fixation officielle de l’Aïd al-Adha au 27 mai devrait stimuler temporairement la consommation et les activités commerciales, mais les effets à long terme de l'inflation restent préoccupants.
Malgré ces défis économiques, les Tunisiens s'efforcent de maintenir leurs traditions. Les célébrations de l'Aïd sont perçues comme essentielles pour la cohésion sociale et familiale. Une résilience qui pourrait néanmoins être mise à l'épreuve si la situation économique ne s'améliore pas rapidement.
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