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Les rebelles du FRN ont pris le contrôle des agglomérations de Kalonge et Bitale, exacerbant les tensions dans la région du Sud-Kivu.

Les tensions sécuritaires dans la province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo, ont franchi un nouveau cap ce samedi 7 novembre avec la prise de contrôle des agglomérations de Kalonge et Bitale par les rebelles du Front pour la refondation de la nation (FRN). Selon des sources locales, les insurgés ont fait leur entrée à Bitale dans la matinée, débordant les positions des forces gouvernementales.
Une source locale a indiqué à ACTUALITE.CD : "Les éléments de RFN sont à Bitale. Ils ont débordé par un endroit appelé Masanganjiya et sont à Bitale". En réaction, l'armée congolaise et les milices d'autodéfense appelées wazalendo se sont repliées vers le village de Myowe, bien que des éléments des FARDC demeurent présents à Bulambika.
La situation est d'autant plus préoccupante que Kalonge, une autre localité située dans le parc national de Kahuzi-Biega, est également tombée sous le contrôle du FRN. Une source de Kalonge a rapporté : "Ils sont là depuis 16h30. Les militaires de RFN sont visibles à Fendula précisément chez le chef de groupement".
Des affrontements généralisésLa veille, les combats avaient été généralisés sur plusieurs fronts dans la province du Sud-Kivu, notamment dans les territoires de Kabare, Kalehe, Fizi, Mwenga et Walungu. Ces affrontements font partie d'une escalade continue des violences qui frappent cette région riche en ressources naturelles mais marquée par l'instabilité.
Dans nos colonnes, nous avons déjà évoqué que les FARDC avaient lancé des opérations militaires contre divers groupes armés dans cette région. En décembre 2019, les forces armées congolaises avaient affirmé avoir délogé des rebelles rwandais dans plusieurs localités du groupement de Ziralo. Cependant, malgré ces offensives, la situation sécuritaire reste précaire.
Une société civile préoccupéeLa société civile locale exprime une inquiétude croissante face à l'escalade des conflits. Des milliers de familles ont déjà fui leurs habitations pour chercher refuge ailleurs. Selon un précédent reportage de notre rédaction sur les affrontements à Kalehe, cette situation a provoqué un déplacement massif des populations vers des zones plus sûres.
La complexité du paysage sécuritaire dans l'est de la RDC est exacerbée par la présence d'autres groupes armés tels que l'AFC/M23 et ses alliances fluctuantes. Le M23 a récemment annoncé avoir établi un « périmètre de sécurité » face aux offensives militaires du gouvernement congolais, ce qui ajoute une couche supplémentaire aux dynamiques conflictuelles existantes.
Vers une impasse sécuritaire ?Alors que les FARDC continuent leurs efforts pour reprendre le contrôle des territoires perdus, l'efficacité de ces opérations est mise en question par les récents revers tactiques subis par l'armée congolaise et ses alliés. La situation actuelle soulève des interrogations quant à l'avenir immédiat de la sécurité dans cette région déjà fragilisée.
Les autorités congolaises doivent impérativement trouver des solutions durables pour restaurer l'ordre et protéger les civils pris au piège dans ce cycle de violence. La communauté internationale pourrait également jouer un rôle clé en soutenant les initiatives locales visant à stabiliser la région.
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