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Les femmes du quartier Rwangoma étaient à la mairie de la ville de Beni lundi 29 juillet pour exprimer leur colère contre la multiplication des cas de recrutements forcés d’adolescents dans leur milieu par des hommes armés. Plusieurs d’entre elles ont même déserté le quartier. À part Rwangoma, certains autres…

Aloïs, 67 ans, est venu voir ce qu’est devenue sa maison qu’il a abandonnée depuis plusieurs mois à cause de l’insécurité. Il avait décidé de quitter le quartier Païda en octobre 2018, à la suite d’une attaque attribuée aux combattants ADF.
Cette nuit-là, deux de ses voisins n’avaient pas réussi à partir plus tôt et ont été tués. « C’était ici, et l’autre dormait ici. Ils tiraient des balles partout. »
Depuis, des centaines de personnes ont déserté le quartier. « Voyez vous-même, toutes les maisons sont vidées ici, il n’y a personne. Moi, je me rends chez moi, mais je ne suis pas chez moi. »
Aloïs a toujours peur. Il n’est pas prêt à s’installer à nouveau dans sa maison. Et la population s’interroge également sur la véritable identité des auteurs des violences dans la région. Même François Grignon, le numéro 2 de la Monusco, a évoqué cette semaine le cas de certaines personnes qui portent la casquette ADF pour, dit-il, des motifs économiques.
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