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Des ministres africains se réunissent pour discuter de la souveraineté sanitaire et de la nécessité de produire des médicaments sur le continent.

Lors d'une récente rencontre, des ministres de la santé issus de plusieurs pays africains ont exprimé un besoin urgent de renforcer la production locale de médicaments. Cette réunion s'inscrit dans un contexte où l'Afrique dépend fortement des importations, représentant plus de 70 % des médicaments qu'elle utilise, principalement en provenance d'Inde et de Chine.
« Nos pathogènes doivent d'abord être combattus par nos propres scientifiques et nos propres fabricants », a déclaré S.E. Dr Jean Kaseya, directeur régional de l'Africa CDC. Ses propos soulignent l'importance d'une souveraineté sanitaire qui permettrait au continent de mieux gérer ses besoins en matière de santé publique.
Les ministres présents ont convenu que la production locale pourrait non seulement améliorer l'accès aux traitements, mais aussi réduire la vulnérabilité face aux crises sanitaires mondiales. Un communiqué publié après la réunion indique que les participants souhaitent établir un cadre réglementaire favorable à l'industrie pharmaceutique locale. Cela inclurait des investissements dans la recherche et le développement ainsi que des partenariats avec le secteur privé pour stimuler l'innovation.
En outre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment sélectionné six pays africains—l'Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal, l'Égypte et la Tunisie—pour développer leur capacité à produire des vaccins à ARN messager. Cette décision est perçue comme un pas vers une plus grande autonomie en matière de santé publique.
Les défis restent néanmoins importants. Comme l'a rapporté une dépêche d'Afro.WHO, les pays africains doivent surmonter des obstacles tels que le financement insuffisant et les infrastructures inadaptées pour mettre en œuvre ces ambitions.
Alors que le continent continue de faire face aux séquelles de la pandémie de Covid-19, cette volonté collective pourrait marquer un tournant dans la façon dont l'Afrique aborde sa santé. La prochaine étape consistera à transformer ces discussions en actions concrètes qui bénéficieront directement aux populations locales.
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