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Malgré une forte présence dans le secteur informel, les femmes africaines peinent à accéder aux postes de décision et au financement nécessaire à leur autonomie économique.

En Afrique, 58 % des travailleurs indépendants sont des femmes, selon un rapport de Bpifrance. Pourtant, seulement 25 % d'entre elles occupent des postes d'employeurs. Cette disparité met en lumière les obstacles persistants qui entravent l'accès des femmes à l'entrepreneuriat et aux ressources économiques nécessaires pour leur émancipation.
Khady Koné Dicoh, directrice du développement commercial chez Bpifrance en Afrique, souligne que la majorité des femmes exercant une activité professionnelle le font dans le secteur informel. "Elles tiennent des Kiosques ou travaillent comme coiffeuses. Lorsque vous parlez d'un mode de vie ou d'un emploi généralement accessible aux femmes, cela signifie que la joue non seulement un rôle crucial sur le plan économique", explique-t-elle.
Cette situation est d'autant plus préoccupante dans un contexte où les femmes devraient jouer un rôle central dans la relance économique post-Covid-19. Un précédent reportage de LE JOURNAL.AFRICA a mis en avant que les inégalités de genre persistent dans de nombreux secteurs, malgré les efforts pour les réduire. La période actuelle devrait être propice à une réévaluation des rôles économiques des femmes sur le continent.
Les initiatives visant à soutenir l'entrepreneuriat féminin se multiplient. Par exemple, l'initiative Afawa (African Funding for Women Entrepreneurs) de la Banque africaine de développement vise à renforcer le pouvoir économique des entreprises détenues par des femmes. Selon la BAD, cette initiative pourrait transformer le paysage entrepreneurial féminin en facilitant l'accès au crédit et aux ressources.
Cependant, des défis culturels et structurels demeurent. Dans certains pays comme le Burundi, les jeunes femmes entrepreneures font face à des obstacles liés à la culture et au manque de confiance en soi, comme l'a rapporté LE JOURNAL.AFRICA en avril dernier. Ces facteurs limitent leur capacité à s'affirmer dans un environnement souvent dominé par des normes patriarcales.
Angélique Kidjo, icône de la musique africaine et défenseure des droits des femmes, a également exprimé son inquiétude concernant l'accès au crédit pour les femmes entrepreneures. Dans une interview accordée à la BBC, elle a déclaré : "Les micro-crédits ne fonctionnent pas pour les femmes les plus pauvres". Cette affirmation met en lumière les lacunes du système financier actuel qui ne parviennent pas à soutenir efficacement celles qui en ont le plus besoin.
Face à ces défis, il est essentiel d'encourager davantage d'initiatives qui visent non seulement à financer les projets des femmes mais aussi à briser les stéréotypes qui continuent de freiner leur ascension vers le pouvoir économique. Les femmes africaines méritent un accès équitable aux ressources et aux opportunités pour construire un avenir prospère.
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